
Notre mission
Les déserts du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (MENA) offrent d’excellentes conditions de vent et d’ensoleillement, pour la production d'énergie éolienne et solaire à grande échelle. L'énergie issue du soleil et du vent devrait tout d'abord pouvoir répondre à la demande locale de la région MENA. Les pays producteurs auront en outre la possibilité d'exporter cette énergie vers l'Europe.
Notre mission globale est de créer un marché des énergies renouvelables issues des déserts. Dii agit comme facilitateur et catalyseur du développement des énergies des déserts en partenariat avec des représentants politiques et industriels, au niveau international et local. Lorsque l'on parle de Desertec, il n'est pas seulement question de protection du climat mais également de développement de nouvelles industries, d'investissements, de création d'emplois et de transfert de connaissances et de savoir-faire au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.
Nos actionnaires et partenaires associés se sont mis d’accord sur les objectifs de ce projet commun.
Nos principaux objectifs sont donc :
- Création d'un climat favorable aux investissements : élaboration d'un cadre technologique, économique, politique et réglementaire, rendant possibles et attractifs les investissements dans les énergies renouvelables et les réseaux électriques interconnectés en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.
- Initiation d'une sélection de projets de référence afin de démontrer la faisabilité du concept et de réduire les coûts.
- Développement d'une feuille de route pour la mise en œuvre du concept Desertec sur le long terme (« Desert Power 2050 ») d'ici l'année 2050, incluant des recommandations en matière d'investissements et de financements. Les énergies renouvelables devraient ainsi être intégrées sur le marché le plus rapidement possible et sans avoir recours à des subventions.
Trois questions à Paul van Son sur la mission de Dii

M. van Son, comment Dii va-t-elle accomplir sa mission ?
Nous sommes conscients du fait que nous ne pourrons réaliser notre mission que si nous comprenons parfaitement les intérêts des nombreux intervenants impliqués dans la production de « l’énergie des déserts ». Les pays de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient sont propriétaires du soleil et de l’énergie éolienne sur leur territoire. Il leur appartient de décider ce qu’il faut faire avec cette énergie et comment tirer parti de son exploitation. Mon expérience personnelle me permet d’affirmer que les dirigeants politiques de ces pays sont conscients de leur responsabilité face à l’avenir. Certains pays deviendront importateurs, d’autres exportateurs. Le potentiel d’exportation est énorme et prendra de l’importance pour l’Europe. Nous devons ensemble, c’est-à-dire avec tous les partenaires concernés, mettre en place un processus dont tout le monde profitera. C’est une démarche très difficile car elle implique de nombreux pays et des cultures différentes. Chacun à ses questions, ses intérêts et ses attentes. Nous devons y répondre consciencieusement et ouvertement. Notre approche doit bien entendu être transparente. Il est possible d’atteindre cet objectif en divisant cette démarche en de nombreuses petites pièces de puzzle qui à la fin se compléteront parfaitement.

Qu’est-ce que Dii offre à ses partenaires en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et en Europe ?
Dii agit en tant que facilitateur et catalyseur dans le domaine de l’énergie des déserts, en partenariat avec les représentants politiques et industriels locaux et internationaux. Nous commençons par entrer en dialogue avec les autorités politiques et convenons d’un mode de coopération. Les pays eux-mêmes spécifient les termes de cette coopération. Le rôle de Dii peut varier selon la forme de collaboration souhaitée. Dii mène, par exemple, des études de faisabilité pour des projets d’énergie renouvelable. Cela comprend l’élaboration d’un cadre économique et réglementaire nécessaire à l’exportation de l’électricité des déserts vers l’Europe. Dii promeut ces projets auprès des gouvernements et des institutions ayant un intérêt à long terme dans l’énergie issue des déserts et dans les avantages socio-économiques qui y sont liés. Dii n’investira pas financièrement dans le projet, ne sera pas exploitant, mais elle s’assurera que les projets se concrétisent. Cela nécessite également l’établissement d’un cadre approprié et d’une structure (de marché) solide pour les énergies renouvelables qui rendront les investissements dans les centrales solaires, parcs éoliens et réseaux intégrés, attrayants pour les acteurs des secteurs public et privé.

Comment les changements politiques en Afrique du Nord affectent-ils le travail de Dii ?
Nous suivons avec grand intérêt les processus démocratiques dans la région. Nous observons un intérêt croissant de la population pour un avenir où l’énergie durable jouera un rôle important. Face à un accroissement rapide de la population et à un nombre élevé de jeunes en quête de perspectives, le développement à grande échelle des secteurs solaire et éolien créera de nouveaux emplois. L’utilisation de ressources durables pour la production d’énergie sécurisera l’approvisionnement et aidera à devenir indépendant vis-à-vis des combustibles fossiles. En Tunisie, Dii a lancé une étude de faisabilité en accord avec le gouvernement, afin d’étudier le cadre politique, réglementaire, économique et technologique pour les projets éoliens et solaires. En Égypte, Dii travaille intensément sur le développement de projets communs.







